Sebastien Buemi, pilote F1

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Le Matin du 22 mars 2011

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1 Le Matin du 22 mars 2011 le Mer 23 Mar - 11:18

Admin


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Sébastien Buemi est toujours aussi décontracté. Il y a un mois, alors qu’il venait de boucler une journée épuisante dans le simulateur de Red Bull, le Vaudois est venu rendre une petite visite à la rédaction du «Matin». Un moment de détente entre un entraînement physique et une séance de photos pour une campagne du TCS.

Il y a trois jours, le Suisse s’est envolé pour Melbourne, où se disputera dimanche la première manche de la saison 2011 de formule 1. Cette année semble particulièrement importante dans la carrière du pilote d’Aigle. Si les résultats ne sont pas à la hauteur de ses attentes, sa carrière en formule 1 pourrait être compromise. A l’inverse, de belles performances pourraient convaincre les responsables de Red Bull de le nommer l’an prochain aux côtés de Sebastian Vettel, le champion du monde en titre, en remplacement de Mark Webber. Interview.

2011 sera votre troisième saison en F1. Avec quel objectif?
Le but principal, c’est de réussir une bonne saison, donc de ramener le maximum de points avec la voiture que l’équipe me fournit. J’ai marqué six points la première saison et huit la deuxième ( ndlr: il oublie de dire que le système de points a changé entre-temps ) Mais la voiture, évidemment, influence énormément les résultats. A moi de prendre les bonnes décisions dans des circonstances particulières, c’est-à-dire décider des ravitaillements au bon moment ou gérer les pneus.

On devine votre optimisme. On se trompe?
Non. Pour être franc, on a l’air assez compétitifs. On semble se situer dans les cinq premières équipes, à en croire la hiérarchie des essais d’hiver ( ndlr: son écurie, Toro Rosso, a signé le troisième chrono lors de plusieurs journées ). Mais comme le règlement a beaucoup changé, la marge de progression est forte au début du championnat. Les choses peuvent avoir sérieusement évolué d’ici à l’Australie.

Et que nous promettent ces nombreux changements de règlement?
C’est difficile à dire. Avec les ailerons inclinables, les dépassements deviendront en théorie plus faciles, mais il n’est pas certain que ça marche comme prévu. Il y a aussi de nouveaux pneus cette saison, ils sont totalement différents de ceux de l’an dernier. On va devoir stopper pour en changer trois ou quatre fois par course, ça va chambouler les stratégies et il y aura beaucoup d’action dans les stands. Surtout, on a remarqué d’énormes différences entre pneus neufs et usés. Pour une petite équipe, ces changements peuvent offrir des opportunités.

Pensez-vous que vous pouvez encore progresser en pilotage?
Bien entendu, on s’améliore toujours. Disons que la marge de progression sur un tour de qualifications est plus faible d’année en année. Par contre, on peut énormément apprendre dans la mise au point de la voiture, et dans l’adaptation de son propre style à sa voiture.

En deux ans, vous êtes devenu une sorte de vedette sur le plan national. Etes-vous souvent reconnu dans la rue?
Oui, mais surtout en Suisse. Ici, il y a tout le temps des gens qui veulent faire des photos avec moi, qui veulent des autographes, ou qui me regardent juste bizarrement. Franchement, ça ne me dérange pas du tout. Evidemment, mon but, c’est de gagner des courses, pas de me faire reconnaître dans la rue. Mais si une photo peut rendre les gens heureux, c’est sympa, je n’y vois aucun inconvénient.

Vous sentez-vous fortement soutenu par le public suisse?
Vous savez, la Suisse, c’est vraiment petit. Je me rends compte qu’en Espagne, en Italie ou en Angleterre, c’est tout autre chose pour leurs pilotes. Il y a bien quelques Suisses qui viennent à Monza, parce que ce n’est pas trop loin, mais c’est tout. A Jerez, le mois dernier, il y avait 70 000 personnes qui sont venues assister aux essais privés, juste pour voir Fernando Alonso tourner. Ça, c’est impressionnant. Je suis content d’être Suisse, bien sûr, mais pour être honnête, ça ne me change pas la vie.

Une pétition a été déposée pour lever l’interdiction des courses en circuit en Suisse. Qu’en pensez-vous?
Je suis pour, bien entendu. Mais même si la loi est changée, ça ne veut pas dire qu’on pourra construire un circuit. Parce qu’un circuit moderne, c’est un énorme projet, il faudra l’autorisation des communes et beaucoup d’argent. Mais ce serait tout de même une très bonne idée, ne serait-ce que pour donner des cours de pilotage. Et ça permettrait aux jeunes de s’en donner à cœur joie sur la piste plutôt que sur les routes du samedi soir. En plus, cette interdiction n’a plus guère de sens. Par exemple, les courses de côte sont autorisées, et elles sont deux fois plus dangereuses que les courses en circuit.

De manière générale, votre vie vous satisfait-elle?
On peut le dire, oui. Je pratique le sport que j’aime, je peux en vivre, je m’entraîne tous les jours, je ne fais que les choses qui me plaisent. La F1, bien sûr, ça a des avantages, mais aussi des inconvénients: on est toujours sur la route et presque jamais à la maison. Mais on visite le monde, on va dans des endroits fantastiques. En voyageant autant, on se rend d’ailleurs compte à quel point la Suisse est un pays magnifique.

Des pays vous ont-ils spécialement marqué?
J’ai beaucoup aimé l’Australie, le Canada et le Brésil, où je n’aurais sans doute jamais été sans la F1. Au Brésil, on roule presque au milieu des favelas, sur des machines très sophistiquées, c’est très particulier.

La F1 correspond-elle à ce que vous en aviez rêvé?
Oui, pratiquement. Mais le plaisir dépend des écuries avec lesquelles on travaille. Je suis dans une période où la F1 est passionnante et intéresse beaucoup de monde, c’est une chance. Et je prends toujours autant de plaisir à piloter ma voiture. Il n’y a rien de plus sympa que d’amener une F1 à sa limite. Evidemment, le plaisir est un peu lié aux résultats et aux circuits. A Budapest, quand on a fini le week-end et les 72 tours de course, on a assez vu cette piste. Par contre, à Spa ou à Suzuka, quand on en est au dernier tour, on se dit que c’est dommage qu’on n’y revienne plus avant un an.
source Le Matin
http://www.lematin.ch/sports/formule-1/sebastien-buemi-annee-air-competitifs-397579

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